Yelwaré Lab : Une nouvelle page pour le renforcement des organisations féminines au Niger

Le 10 juillet 2026, à Niamey, Yelwaré Lab a été officiellement lancé. Un Laboratoire d’expériences, d’innovations et de renforcement des organisations féminines. Une initiative qui marque une nouvelle étape dans l’engagement de FAD en faveur d’organisations féminines plus fortes, autonomes, crédibles et capables de porter durablement les transformations de leurs communautés.

À travers Yelwaré Lab, FAD part d’une conviction forte : les organisations féminines constituent l’un des leviers majeurs de transformation sociale, économique et démocratique du Niger. Pourtant, nombre d’entre elles évoluent encore avec des ressources limitées, des capacités insuffisamment renforcées et un accès inégal aux opportunités de financement, d’innovation et d’influence.

Le lancement de Yelwaré Lab ne représente donc pas uniquement la création d’un nouveau dispositif d’accompagnement. Il traduit une vision à long terme visant à construire un véritable écosystème de développement institutionnel au service des organisations féminines.

Inspiré des langues nationales, le terme « Yelwaré » renvoie à l’idée de transmettre, d’apprendre ensemble et de faire circuler le savoir. Cette philosophie constitue le socle du laboratoire : les connaissances, les expériences et les réussites des femmes doivent pouvoir circuler, être partagées et devenir une force collective.

De l’accompagnement ponctuel à un véritable écosystème

Avec Yelwaré Lab, FAD entend franchir une nouvelle étape : passer d’un accompagnement ponctuel à une approche structurée tenant compte du niveau de maturité et des besoins spécifiques de chaque organisation.

Le laboratoire ambitionne notamment d’accompagner les organisations féminines dans le renforcement de leur gouvernance, l’amélioration de leur conformité, le développement de leurs compétences, l’accès aux financements, l’intégration des innovations et l’accroissement de leur impact.

L’objectif va ainsi au-delà de la simple formation. Il s’agit de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’organisations féminines fortes, crédibles, autonomes, innovantes et capables d’influencer durablement les politiques publiques, de mobiliser des ressources et de porter les transformations nécessaires au développement des communautés.

Des résultats qui témoignent d’une dynamique déjà engagée

Cette ambition s’appuie sur une expérience et des résultats déjà significatifs. À ce jour :

  • 37 organisations féminines ont bénéficié de l’accompagnement de FAD ;
  • 92 % d’entre elles expriment leur satisfaction quant à la qualité de cet accompagnement ;
  • Plus de 600 millions de FCFA ont été mobilisés au profit de leurs initiatives.

Ces résultats illustrent le potentiel d’un accompagnement structuré et constituent les premières bases d’une ambition appelée à prendre une nouvelle dimension.

Une ambition inscrite dans la Vision stratégique 15–20 ans

Conformément à la Vision stratégique 15–20 ans de FAD, Yelwaré Lab est appelé à évoluer progressivement vers une structure de référence dédiée au développement des organisations féminines.

À terme, cette dynamique ambitionne également de contribuer à la création d’un centre de formation formel proposant des parcours certifiants ainsi que des services de conseil, de recherche, d’innovation et d’accompagnement institutionnel au bénéfice des organisations de la société civile au Niger et dans la sous-région.

Investir dans les organisations, c’est investir dans les communautés

Derrière chaque organisation féminine renforcée se trouvent des femmes, des filles, des familles et des communautés dont les perspectives peuvent évoluer durablement.

Yelwaré Lab porte ainsi une ambition simple mais forte : qu’aucune organisation féminine porteuse d’une vision ne renonce à son potentiel faute d’accompagnement, de compétences ou d’opportunités.

Plus qu’un projet, Yelwaré Lab se veut une promesse : celle de faire du partage des savoirs, de l’apprentissage collectif et du renforcement des capacités des organisations féminines des leviers d’un mouvement plus fort, plus influent et plus durable.

Le 10 juillet 2026, Yelwaré Lab a ouvert ses portes. Une nouvelle étape commence aujourd’hui, avec l’ambition de faire émerger demain une référence africaine en matière d’innovation, de renforcement institutionnel et de leadership des organisations féminines.

L’aventure ne fait que commencer.

Deuxième édition du Dialogue féminin sous-régional : les femmes au cœur de la gouvernance, de la paix et du développement durable

Niamey, 7 juillet 2026 — L’ONG Femmes, Actions et Développement (FAD) et le MRDFN, avec l’appui d’ONU Femmes et du Royaume des Pays-Bas, ont lancé la deuxième édition du Dialogue national féminin à participation régionale, autour du thème : « Femmes nigériennes et du Sahel : actrices de gouvernance, de paix et de développement durable ».

Photo de famille

Cette rencontre réunit des femmes leaders du Niger, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie et du Tchad, offrant un espace de dialogue, de partage d’expériences et de réflexion sur le rôle et l’influence des femmes dans les processus de gouvernance, de paix et de prise de décision au Sahel.

Panel de haut niveau

Cinq pays, une ambition commune

La première journée a été marquée par des échanges riches et inspirants autour des défis auxquels les femmes sont confrontées, mais également des opportunités permettant de renforcer leur participation et leur influence dans les espaces de décision.

La diversité des expériences représentées a permis de faire émerger des défis partagés et des perspectives communes pour une participation plus effective des femmes à la gouvernance, à la consolidation de la paix et au développement durable.

À travers ce dialogue, les participantes réaffirment une ambition commune : faire davantage entendre la voix des femmes du Sahel et renforcer leur pouvoir d’agir dans la transformation de leurs communautés et de leurs sociétés.

Cinq pays. Des expériences diverses. Des défis partagés. Une même ambition : placer les femmes au cœur de l’action et de la décision.

Et ce n’est que le début…

ZOOM 2025 | Rapport annuel de FAD

Une année charnière, marquée par 15 ans d’engagement, le lancement de notre Vision 15-20 ans et des résultats concrets sur le terrain.

🔹 87 % de taux d’exécution
🔹 88 activités réalisées sur 101
🔹 13 projets déployés dans les 8 régions du Niger
🔹 33 organisations féminines locales accompagnées et structurées par Yelwaré Lab.

Découvrez notre bilan, nos réalisations et les perspectives qui façonnent la suite de notre engagement.

Consultez le rapport annuel ZOOM 2025 : https://drive.google.com/file/d/1hZv2u5S49nyZ-kj0T13wiVrqhwpF2BK7/view?pli=1

ONG FAD : Les organisations féminines s’imposent dans les politiques de paix et de sécurité au Sahel

Dans un contexte Sahélien marqué par l’insécurité et les crises de gouvernance, les organisations féminines jouent un rôle de plus en plus stratégique. Elles ne se contentent plus d’observer, mais influencent directement les politiques de consolidation de la paix. Au Niger, l’ONG Femmes, Actions et Développement (FAD) mène cette dynamique à travers l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS).

Des alliances stratégiques pour un impact régional

Depuis plusieurs années, l’ONG FAD renforce les capacités techniques, institutionnelles et financières des organisations de femmes au sein de consortiums clés :

  • Avec ONU Femmes (appui du Royaume des Pays-Bas), à travers la mise en œuvre du projet « Renforcement des capacités des organisations féminines et création d’un mouvement fort des femmes pour la paix au Sahel ». Un projet régional réalisé par un consortium de cinq pays du Sahel dont le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger, visant à faire émerger un mouvement féminin fort, capable d’influencer les politiques de sécurité au Sahel.
  • Avec le consortium « Africaines de l’Ouest et du Sahel, Solidaires pour la Paix » (financement AFD, avec Equipop, Diakonia et Gorée Institute), FAD y assure le lead de la stratégie de plaidoyer et coordonne les actions d’influence politique et de mobilisation communautaire dans cinq pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Niger).

Une avancée historique : 17 recommandations intégrées au DDR du Niger

Plusieurs mois de travaux de plaidoyer ont permis d’obtenir un résultat majeur dans le processus d’élaboration de la stratégie nationale de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) du Niger.

Grâce à un dialogue politique rigoureux, dix-sept (17) recommandations stratégiques portées par le mouvement de femmes coordonné par FAD, ont été officiellement intégrées au document national. Cette réussite garantit une prise en compte réelle des besoins spécifiques des femmes et des filles dans les processus de stabilisation.

L’expertise nigérienne portée au Forum de l’espace AES

Cette force de proposition s’est illustrée lors du Forum régional sur le DDR organisé à Niamey du 19 au 21 mai 2026, sous le thème du « Partage d’expérience de la confédération des états du sahel AES sur le DDR, la Sécurité, et la Cohésion Sociale dans l’espace AES ».

Accompagnées par l’ONG FAD et ONU Femmes Niger, des femmes leaders et représentantes d’organisations féminines ont activement pris part aux débats stratégiques régionaux. Leur présence à ce rendez-vous de l’espace AES consacre la reconnaissance de leur expertise technique et l’impact du travail de mise en réseau mené par FAD. Au-delà de l’action communautaire, les organisations féminines démontrent aujourd’hui leur capacité à produire des analyses de haut niveau contribuant activement à bâtir une gouvernance de la paix plus inclusive, durable et sensible au genre au Sahel.
En marge de ce forum, FAD a organisé un side event avec des femmes leaders des régions qui ont partagé leurs expériences, leurs réussites et leurs plaidoyers, en présence de la délégation de la confédération AES ainsi que des délégations des pays voisins.

Semaine des Hommes Engagés pour l’Équité : Quand la masculinité devient l’alliée des droits des femmes au Niger

Du 4 au 10 février 2026, Niamey et les quatre coins du Niger ont vibré au rythme de la première édition de la « Semaine des Hommes Engagés pour l’Équité ». Initiée par l’ONG Femmes, Actions et Développement (FAD) avec le soutien d’ONU Femmes et du Royaume des Pays-Bas, cette semaine historique a marqué un tournant dans la lutte pour l’égalité de genre au Niger. Retour sur un événement où les hommes ont choisi de briser les stéréotypes pour devenir des alliés du changement.

« Construire ensemble, avec des hommes alliés, une société respectueuse des droits des femmes au Niger ». Ce n’était pas seulement le thème de cette première édition, mais un véritable appel à l’action lancé au cœur de la capitale nigérienne. Face aux inégalités structurelles, aux mariages précoces et aux violences basées sur le genre (VBG), l’ONG FAD a fait le pari audacieux d’impliquer directement les hommes dans la solution.

Un lancement sous le signe de l’engagement politique et social Le coup d’envoi officiel a été donné le 5 février à l’Hôtel Radisson Blu, sous le haut parrainage du Ministère de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale. Lors d’un panel de haut niveau, experts, leaders religieux et chefs traditionnels ont débattu du rôle crucial des hommes dans la refondation sociale et la cohésion nationale.

Pour l’ONG FAD, la « masculinité positive » n’est pas qu’un concept : c’est un comportement respectueux, responsable et équitable qui favorise le bien-être de toute la communauté.

Une mobilisation multisectorielle : des écrans à la rue

La force de cette semaine a résidé dans sa capacité à toucher toutes les couches de la société :

  • Offensive Digitale : Une campagne massive menée par des influenceurs et leaders d’opinion pour diffuser des messages harmonisés sur l’homme allié.
  • Sensibilisation de proximité : Une caravane de motards a sillonné les rues pour distribuer des outils de communication et échanger directement avec la population sur les comportements positifs à adopter.
  • Débats en milieu universitaire : À la place AB de l’Université Abdou Moumouni, près de 300 étudiants ont confronté leurs visions sur les stéréotypes de genre et le rôle des jeunes dans le changement des mentalités.

Dialogue intergénérationnel : Un grand débat public avec des sociologues et des leaders religieux ont permis de repenser les normes sociales sous le prisme de l’équité.

Honorer les modèles : Le dîner de gala des « Hommes Alliés » L’un des moments forts de la semaine fut sans conteste le dîner de gala de « primassions ». Au cours de cette soirée, 16 hommes modèles, dont deux à titre posthume, ont été honorés pour leurs actions concrètes en faveur des droits des femmes. Ces « Hommes Alliés » font désormais l’objet d’un journal spécial, le « Journal des Héros du Niger », destiné à inspirer les générations futures.

Et après ? Vers un mouvement national permanent L’ONG FAD ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Cette semaine a jeté les bases du « Réseau National des Hommes Alliés ». Parallèlement, le programme « Émissaire des Genres » a lancé sa 3ème cohorte, formant des jeunes étudiants à intégrer l’approche genre dans leurs futurs domaines professionnels.

En clôturant cette édition, l’ONG FAD et ses partenaires ont réaffirmé une conviction : l’égalité n’est pas un combat des femmes contre les hommes, mais un projet de société où chaque homme allié est un protecteur et un soutien pour ses sœurs, épouses et filles.

La Semaine des Hommes Engagés pour l’Équité s’achève, mais le mouvement, lui, ne fait que commencer.

Suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour découvrir les portraits de nos « Hommes Alliés » et revivre les temps forts de la semaine.



Par la Rédaction de l’équipe Communication, ONG FAD


Une année d’impact, un avenir d’engagement…

Chers lecteurs, partenaires et collaborateurs, 
En ce début d’année 2026, l’ONG Femmes, Actions et Développement (FAD) tient à présenter ses vœux les plus sincères de paix, de santé et de succès à l’ensemble de ses partenaires, bénéficiaires et collaborateurs.

L’année 2025 a été marquée par une action continue et diversifiée au service du développement humain et social au Niger. Grâce à l’engagement de tous, nous avons mis en œuvre onze projets structurants dans sept régions, touchant des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, la gouvernance et l’autonomisation des femmes.

Parmi les réalisations notables :

  • Le renforcement du leadership féminin et de la participation des femmes aux       processus de paix et de sécurité, en collaboration avec ONU Femmes et d’autres partenaires stratégiques.
  • La promotion de l’éducation des filles et l’implication communautaire à travers les projets GFF, FON et PLAN.
  • Le renforcement des capacités des organisations de la société civile, notamment en matière de mobilisation de ressources, de communication et de plaidoyer, avec l’appui de l’AECID et d’Equipop.
  • Le déploiement d’initiatives locales d’alphabétisation, d’autonomisation économique et de gestion des ressources naturelles, notamment via le projet Mata Da Halita.

Ces avancées n’auraient pas été possibles sans la confiance et l’engagement de chacun d’entre vous. En cette nouvelle année, restons unis dans notre volonté commune de promouvoir l’égalité, la justice sociale et le développement durable.

Que 2026 soit une année d’espoir, de solidarité renforcée et d’impacts encore plus profonds au sein de nos communautés.

Bonne et heureuse année.

2025 EN CHIFFRES

11 projets mis en œuvre dans 7 régions
3 domaines d’intervention : Éducation, Gouvernance, Santé/VBG
15 femmes expertes impliquées dans la stratégie DDR (ONU Femmes Sahel)
2 nouveaux projets lancés en octobre (FER et FHRAOC)
PERFORMANCE ET PERSPECTIVES

Taux d’exécution moyen des projets : 60-70 %
Plusieurs projets clôturés avec plus de 85 % de réalisation.
TÉMOIGNAGE
“J’ai été renvoyée de l’école formelle parce que je n’apprenais pas mes leçons ; je passais mon temps à errer dans la rue ou au fleuve avec mes amies. Quand ma tante Salamatou a appris qu’une ONG récupérait des enfants pour les réinscrire à l’école, elle m’a fait inscrire. Mes parents ont beaucoup apprécié cette initiative. Grâce à la passerelle, je serai en classe de 6e au CEG de Sansané Haoussa. Mon rêve est de poursuivre mes études en médecine pour soigner les malades de mon village, et pourquoi pas, du Niger entier. Je remercie mes maîtres, les responsables du projet et toutes les personnes qui m’ont soutenue. J’adresse aussi un appel aux enfants encore dans la rue et à leurs parents : s’il vous plaît, accordez une grande importance à l’éducation, et particulièrement aux passerelles. Beaucoup d’enfants attendent encore, et j’aimerais que de nouveaux centres soient créés dans mon village dès la prochaine rentrée.”

Farida Ayouba, bénéficiaire du programme de réinsertion scolaire, Projet :NRK Théleton Girls not Bride / Plan Niger

Intégration du genre dans l’éducation : l’ONG FAD participe à la Communauté de pratique régionale de l’UNGEI à Bamako

Du 17 au 21 novembre 2025, ONG Femmes, Actions et Développement (FAD), à travers son Coordinateur Éducation et en tant que membre de la Coalition des jeunes leaders nigériens engagés pour l’égalité de genre dans l’éducation, a participé à la Visite d’apprentissage inter-pays et Communauté de pratique de la Gender at the Centre Initiative (GCI), mise en œuvre par UNGEI, à Bamako (Mali).

Cette rencontre a réuni des acteurs gouvernementaux, des organisations de la société civile et des jeunes leaders issus des pays de l’AES et du Tchad. Elle a constitué un espace d’apprentissage mutuel, de dialogue stratégique et de partage d’expériences sur l’intégration effective du genre dans les politiques et pratiques éducatives.

En tant que jeunes acteurs de la société civile, nous avons contribué à l’animation de rencontres intergénérationnelles sur l’intégration du genre dans l’éducation, ainsi qu’à des cercles de solidarité ayant renforcé la cohésion, la confiance et la collaboration entre les participants.

Trois principaux enseignements se dégagent de cette visite d’apprentissage.

Premièrement, l’apprentissage et le dialogue entre pays se sont révélés particulièrement efficaces. Les échanges ont permis de renforcer les capacités techniques des participants en matière de planification éducative sensible au genre, tout en créant un cadre équitable favorisant une réflexion collective et des actions concertées au-delà des frontières nationales. Des discussions sont d’ores et déjà engagées pour l’organisation de futures rencontres multinationales.

Deuxièmement, la centralité des jeunes leaders apparaît comme un levier déterminant. Leur engagement, leur expertise en matière d’égalité de genre et d’éducation, ainsi que leur capacité à relier les discussions stratégiques aux réalités vécues par les communautés, ont largement enrichi les travaux et renforcé la pertinence des recommandations formulées.

Enfin, cette rencontre a démontré que des avancées rapides sont possibles lorsque l’égalité de genre est intégrée de manière structurelle au sein des institutions gouvernementales et communautaires. Le leadership du gouvernement malien dans l’élaboration du Plan d’action pour l’égalité de genre 2024–2028 constitue une expérience inspirante. Cette approche pourrait utilement être reprise par les autres signataires du Manifeste de Freetown, afin de favoriser un changement durable au bénéfice de tous les enfants, et en particulier des filles.

Cette initiative, soutenue par UNICEF a travers UNGEI, confirme l’importance de renforcer les dynamiques régionales de coopération et de placer l’égalité de genre au cœur des réformes éducatives.

Premier contact entre les bénéficiaires de l’École politique et leur Grande Marraine, SEM Aïchatou Mindaoudou

Ce vendredi 19 décembre 2025, la salle Mme Foumakoye Nana Aïchatou de Femmes Actions et Développement (FAD) a accueilli un moment rare, fort et profondément symbolique :

la première rencontre directe entre les bénéficiaires de l’École politique et celle dont l’initiative porte désormais le nom.

Cette session extraordinaire de l’École politique SEM Aïchatou Mindaoudou, financée par la coopération espagnole à travers le projet « Promouvoir la participation des femmes à la vie publique par le biais de l’apprentissage et de la formation », marque un jalon fondateur dans l’histoire de cette initiative.

Organisée en marge de la visite de SEM à Niamey, la rencontre a offert aux jeunes filles bénéficiaires une opportunité unique, mettre des visages, des voix et des récits sur une figure qu’elles citent, étudient et admirent, et dialoguer, pour la première fois, avec leur Marraine.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et chaleureuse, SEM Aïchatou Mindaoudou a salué le travail de FAD en faveur de l’accompagnement des jeunes filles et de la promotion du leadership féminin.

À travers un panel d’échanges directs, elle a partagé son parcours, ses conseils et sa vision d’un avenir où les femmes occupent pleinement et légitimement les sphères de décision.

Les témoignages des bénéficiaires, empreints d’émotion, de reconnaissance et d’ambition, ont conféré à ce moment une dimension profondément humaine.

Ce premier contact a dépassé le cadre d’une simple rencontre, il a incarné une passation symbolique, un dialogue intergénérationnel et un engagement renouvelé pour l’avancement des droits des femmes au Niger.

Dans son mot de clôture, la Directrice Exécutive de FAD a rappelé l’objectif fondamental de l’École politique, préparer une élite de femmes compétentes, engagées et capables d’occuper des postes de responsabilité et d’influencer durablement la gouvernance publique.

Célébration des 16 jours d’activisme à l’ONG FAD

Dans le cadre de la commémoration des 16 jours d’activisme, l’ONG FAD a organisé une session d’échanges consacrée à la lutte contre les violences numériques à l’égard des femmes et des filles. L’activité a été marquée par des discussions très enrichissantes, des échanges interactifs et un précieux partage d’expériences entre les panélistes et les participants.

Deux grands panels ont été développés à travers ces thèmes :

• « Expériences des femmes et des filles face aux violences numériques »

• « Utilisation responsable des réseaux sociaux et cadre juridique de protection »

Plusieurs experts issus de divers domaines (journalistes, web activistes, communicateurs, juristes…) sont intervenus lors de ces échanges en partageant leurs expériences, leurs connaissances, des conseils ainsi que des mécanismes juridiques de protection pour lutter contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles.

Le numérique est un couteau à double tranchant : « il peut être un outil de sensibilisation, mais il peut aussi servir à nuire à autrui ». Dans ce sens, il est crucial de savoir utiliser ce mal nécessaire avec précaution et modération afin d’éviter toute forme de violence numérique.

Adoptons ensemble une utilisation responsable et éclairée des outils numériques.

L’ONG FAD réaffirme son engagement en faveur d’un espace numérique sécurisé, respectueux et protecteur pour les femmes et les filles.

Continuons à unir nos forces pour mettre fin aux violences numériques.

Sensibilisation ONG FAD : Quand Parents et Leaders Lèvent les Freins à la Scolarisation des Filles à Maradi

L’ONG FAD a conduit une série de séances de sensibilisation du 20 au 25 octobre 2025, dans la région de Maradi, au niveau des zones d’intervention du projet, précisément à Dakoro (Roumbou), Mayahi (Korin Habjia) et Gazaoua (Yadagamo). Cette série de sensibilisation s’inscrit dans le cadre du projet « Contribution à l’épanouissement de la jeune fille de Maradi », financé par Girls First Fund.

L’objectif de cette sensibilisation est de mobiliser et d’impliquer davantage les communautés locales dans la scolarisation et le maintien des jeunes filles à l’école. Elle vise également à valoriser le rôle essentiel des parents, des leaders et des structures communautaires dans la promotion et la protection de l’enfant.

Cette activité s’est tenue en présence des parents d’élèves, des comités villageois de protection de l’enfant, des chefs de villages, des groupements féminins et des leaders coutumiers. Ensemble, les échanges ont permis de lever certains tabous et de déconstruire des préjugés liés au genre, dans un esprit d’engagement collectif pour l’éducation des filles.

Dans une perspective d’innovation et de participation active, la méthodologie adoptée pour cette mission a été inversée : la parole a d’abord été donnée aux jeunes filles scolarisées puis à leurs parents. Ils ont partagé leurs réalités, leurs défis, mais aussi leurs espoirs et leurs propositions. Ces témoignages forts ont inspiré les échanges avec les autorités locales et les services techniques, qui ont à leur tour pris des engagements pour soutenir ces initiatives.