L’ONG FAD poursuit le cadrage pour le projet « GIRLS NOT BRIDE »

Semaine marathon pour l’ONG FAD dans le cadre du projet NRK TELETHON « GIRLS NOT BRIDE ».

Toute la semaine passée, les staffs de Tahoua, Tillaberi et Niamey de Plan International; les ONG partenaires chargées de la mise en œuvre du projet (ONG FAD et ASEC-MUNGANE) et un Consultant ont tenu une session de travail de 05 jours afin de présenter et expliquer les activités du projet. Une étape importante pour établir ensemble une planification stratégique pour les 04 ans de mise en œuvre du projet.

Ces activités financées par Plan Niger rentrent dans le cadre du projet Telethon qui vise entre autres à créer 12 centres SSA/P (Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle) dans 12 villages des communes précitées au titre de l’année 2022.

Le projet compte réduire significativement l’incidence du mariage précoce sur l’éducation des enfants et surtout de la jeune fille.

Parallèlement à cette activité de cadrage, une formation de 3 semaines en langues locales et en Français a été lancée le 02 Novembre dernier à l’endroit des animateurs des centres SSA/P d’Anzourou, Dessa et Ayorou. Elle permettra de renforcer les capacités de ces encadreurs qui procéderont à une mise à niveau de qualité aux apprenants. Le but visé par le projet étant de reverser ces apprenants dans le système scolaire classique.

Le 04 Novembre 2022, le centre de formation des animateurs SSA/P du projet Telethon de FAD a reçu la visite du Portofolio Manager des Fonds Norvégiens, Jean Moussa Traoré et du Spécialiste Éducation de Plan International M. Boris. Cette mission de supervision et du suivi des activités a permis à ces derniers de prodiguer de sages conseils aux futurs animateurs afin de bien réussir le rôle important qui leur est confié. En tant qu’ancien Educateur pédagogique, Mr Boris a profité de cette occasion pour appeler les animateurs à s’instruire continuellement afin de donner aux apprenants une formation de qualité.

L’ONG FAD et l’OMS veulent améliorer les services de santé fournis aux personnes déplacées internes au Niger

L’ONG FAD a démarré en octobre un nouveau projet avec l’appui de l’OMS sur l’amélioration des services de santé de la reproduction des Adolescents, des jeunes et des femmes dans les zones d’insécurité.

A ce titre, une mission préparatoire a eu lieu du 10 au 14 octobre dernier dans la région de Diffa. L’objectif de la mission était de prendre contact avec les autorités administratives, les services techniques de la santé, la promotion de la femme et le développement communautaire.

Les régions de Diffa et Tillabéri seront touchées par ce projet qui prévoit entre autres des formations pour les relais communautaires et les membres des comités de veille au niveau des communes concernées et des sensibilisations à domicile.

A Diffa, ce projet interviendra dans les communes de Diffa, Goudoumaria, Maïne Soroa, N’guigmi.

A Tillabéri, l’ONG FAD réalise une mission de renforcement de capacités à l’endroit d’animatrices et relais communautaires de 5 communes (Gothèye, Kollo, Ouallam, Say et Tillabéri) qui sont concernées. La mission de renforcement de capacités porte sur la Santé de la Reproduction et les violences basées sur le genre.

Dans la commune de Ouallam par exemple, les bénéficiaires de la formation ont été outillés sur les techniques de communication efficaces pour sensibiliser les communautés sur la SR et  les VBG.

A leur tour, les animatrices et relais communautaires auront pour rôle la sensibilisation des communautés sur les avantages de fréquenter les CSI (Centre de santé intégré), d’aller se faire consulter en cas de maladie, de consultations prénatales et postnatales.

Lors de cette mission, les populations ont remonté l’indélicatesse dans le service qui leur est fourni par certains agents de santé. Des indélicatesses qui parfois engendrent des pertes en vie humaine.

Ces séances de renforcement de capacités menés par FAD rentrent dans le cadre du projet « Améliorer l’utilisation des services de santé de la reproduction des Adolescents, des jeunes et des femmes dans les zones d’insécurité » financé par l’@OMS.

L’ONG FAD veut encourager le genre féminin à adopter le jeu d’échecs

L’ONG FAD a reçu hier à son siège le Secrétaire général de la Fédération Nigérienne des jeux d’échecs (FENIJEC), M. Djibo Saidou et son Trésorier général M. Boureima Noma.

Durant cette rencontre, les deux parties ont ensemble réfléchi à comment promouvoir le jeu d’échecs en milieu scolaire et professionnel au Niger notamment chez les femmes et les jeunes filles.

Très bientôt, une séance de formation gratuite aura lieu à l’ONG FAD pour initier les jeunes et les femmes à ce jeu très développé dans d’autres pays dans le monde. Restez connectés pour vous inscrire au formulaire que nous partagerons sur les réseaux sociaux.

Le jeu d’échecs est peu connu au Niger. Il s’agit d’une activité ludique et sportive qui développe chez le joueur des capacités intellectuelles comme la concentration, une bonne capacité d’analyse, la créativité et encourage la réflexion.

Le jeu d’échecs développe un esprit de paix, d’intelligence et d’excellence. Ce qui va en phase avec les objectifs de l’ONG FAD, de promouvoir le leadership féminin au Niger.

Lancement de la Campagne digitale #ParceQueJeSuisJeune

Lancement de la Campagne digitale #ParceQueJeSuisJeune au titre du Projet « Renforcement des bonnes pratiques et des mobilisations citoyennes en faveur de politiques publiques adaptées à la réduction des inégalités au Sahel

(Niamey, 19 Octobre 2022) – La région sahélienne fait face à de nombreux défis comme la sécurité, l’accès à l’eau, l’alimentation, , les effets du changement climatique et la pandémie du coronavirus. A ces vulnérabilités, s’ajoute une instabilité politique qui aggrave les inégalités et accentue la pression sociale sur les jeunes, les femmes et les hommes. Ces préoccupations ont une incidence majeure sur le durcissement des inégalités entre les populations urbaines et celles vivant en zones rurales.

Les multiples facettes des inégalités dont sont victimes les jeunes, les femmes et les hommes sont entre autres, le faible accès à l’éducation ; à la santé ; à la protection sociale ; à un emploi décent ; à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; à la justice et au respect de leurs droits dans les situations de conflits. Sans oublier leur faible implication dans la gestion transparente des deniers publics, de la fiscalité et de la gouvernance locale.

Pour contribuer à la réduction des inégalités au Niger, l’ONG FAD implémente depuis 2021 un projet dénommé « Renforcement des bonnes pratiques et des mobilisations citoyennes en faveur de politiques adaptées à la réduction des inégalités au Sahel ». Co–financé par Oxfam France et l’Agence Française de Développement (AFD), l’objectif de ce projet est d’améliorer l’accès aux services sociaux de base ; renforcer les capacités des partenaires locaux pour améliorer le débat démocratique sur les ressources publiques, et enfin protéger et promouvoir la diversification de l’espace civique dans 9 communes issues des régions de Maradi (Guidan Roumdji, Sae Saboua et Kornaka), Tahoua (Birni’ Konni, Malbaza et Dogueraoua) et Tillabéri (Gotheye, Kourtheye et Hamdallaye).

Plusieurs activités ont donc été menées dans le cadre de ce projet comme la sensibilisation sur l’importance et l’intérêt du paiement des taxes et impôts dans les marchés hebdomadaires des communes cibles du projet ; des débats radio sur la même thématique ; l’organisation d’un dîner de presse ayant permis de vulgariser le rapport CRII 2021 d’OXFAM sur les inégalités; les tribunes interactifs des femmes et des jeunes sur leurs droits et devoirs en tant que citoyen pour une plus grande implication dans la gouvernance locale; l’élaboration d’un cadre juridique et social pour la participation des jeunes filles et jeunes garçons aux processus et instances de prise de décision.

Parallèlement à ces diverses activités réalisées sur le terrain, l’ONG FAD lance à compter de ce mercredi 19 Octobre 2022, la campagne digitale dénommée #ParceQueJeSuisJeune. L’objectif de cette campagne est de promouvoir l’engagement des femmes et des jeunes à lutter contre toutes formes d’inégalités à travers l’utilisation du digital. Cette campagne sera menée sur les réseaux sociaux par des blogueurs (formés à cet effet) issus des régions de Niamey, Maradi, Tahoua et Tillabéri. Avec l’hashtag « #ParceQueJeSuisJeune », ces blogueurs vont relayer jusqu’au mois de décembre 2022 toutes les formes d’inégalités ayant cours ou vécues dans leurs localités.

Cette campagne incitera les internautes à relayer à leur tour d’autres formes d’inégalités au Niger. La diffusion en masse de ces messages vise à éveiller les consciences des populations et des autorités sur l’ampleur de ces inégalités dans la société pour agir maintenant. Elle permettra d’autre part aux citoyennes et citoyens Nigériens de prendre conscience de leurs droits et devoirs dans la lutte pour la réduction de ces inégalités.

Quelques chiffres des inégalités au Niger (Rapport CRII 2021 d’Oxfam)

  • Le Niger est le 12ème pays sur les 16 de l’Afrique de l’ouest qui œuvrent à réduire les inégalités
  • 94% de la population travaille sans contrat et n’a aucun droit aux indemnités de maladie
  • Plus de 80% de la population dépend de l’agriculture (selon Wikipédia) mais seul 31 % vit réellement du secteur
  • Les 10 % les plus aisés concentrent 43 % des revenus, tandis que les 50 % les plus pauvres ne retiennent que 17 %.

A propos de l’ONG FAD L’ONG

L’ONG Femmes Actions et Développement (FAD) est une organisation féminine de défense des droits des femmes au Niger. Reconnue officiellement par son arrêté N° 0233/MISD/AR/DGAPJ/DLP du 23 Avril 2010, elle intervient dans l’optique d’améliorer le niveau de vie des femmes aussi bien rurales qu’urbaines et de renforcer leur participation dans toutes les actions de développement.  Particulièrement, l’ONG FAD met l’accent sur la promotion des femmes et des filles qui représentent les couches majoritaires mais également les plus vulnérables du pays.

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L’œuvre de l’ONG FAD pour maintenir les jeunes filles à l’école dans le village Kongou

Vendredi 7 octobre 2022, la voiture ayant convoyé l’équipe de communication de l’ONG FAD s’immobilise devant une installation de forage dans un environnement buissonneux sur des collines. Nous sommes au village Kongou Zarma Gandey, à une vingtaine de kilomètres de Niamey et plus précisément dans le collège secondaire de la localité. Là, l’ONG FAD a construit des latrines modernes et forage pour contribuer au maintien des élèves surtout la jeune fille à l’école.

En dehors du mariage précoce, le manque de conditions idoines dans les établissements pour l’hygiène des filles est souvent source d’abandon scolaire au Niger.

Pour résorber ce problème, l’ONG FAD a construit grâce à un financement de la Banque mondiale en juin 2021, des toilettes modernes pour maintenir les élèves notamment la jeune fille à l’école. C’est le cas de Samira Hassane, 15 ans élève en classe de 3ème qui n’a pas caché sa satisfaction après la construction des toilettes modernes. « Avant que l’ONG FAD ne construise ces toilettes, nous partions très loin, approximativement 20 minutes de marche pour faire les toilettes chez des parents avant de revenir, » se souvient –elle.

« Depuis que nous avons les toilettes modernes, finis les tracas. Nous ne séchons plus les cours à cause de l’absence des toilettes surtout lorsque nous sommes dans des dispositions spéciales nécessitant une hygiène saine. Grâce au forage, nous avons aussi de l’eau et nous remercions vraiment l’Ong FAD pour ces soutiens, » s’est –t –elle réjouit.

« Avant la construction des latrines modernes, nous avions énormément de difficultés. Beaucoup de filles ne venaient pas à l’école pour cela. La construction des latrines a soulagé aussi le corps enseignant. Auparavant, certains d’entre nous étaient obligés d’aller à l’école primaire loin d’ici pour nos besoins. C’est d’un lourd fardeau que l’ONG FAD nous a déchargé avec ces réalisations, » a renchérit Saidou Ousseini, Directeur de l’école.

Hygiène menstruelle

Les défis liés à l’hygiène menstruelle en milieu scolaire est un facteur non négligeable dans l’abandon scolaire des filles, l’autre défi auquel elles font face, c’est l’attitude de leurs pairs garçons qui par manque d’information et de sensibilisation, font souvent des filles l’objet de railleries.

Si la jeune Samira avoue n’avoir jamais fait l’objet de railleries de la part de ses camarades garçons, elle admet la présence de quelques cas dans l’établissement. « Si cela arrive, nous le signalons au Directeur de l’établissement qui se charge du problème. »

« Il arrive parfois aux élèves garçons de paniquer s’ils voient une fille tâchée parce qu’elle est en période de menstruation. Ils viennent m’informer et dans ce cas, je demande à une grande fille d’assister cette dernière. Ensuite, je maintiens la discussion avec la Professeur d’Economie familiale qui a dans son programme des cours d’éducation sexuelle afin de privilégier davantage les sensibilisations vis-à-vis des élèves,» a informé Saidou Ousseini.

Au Niger, les filles abandonnent très tôt les bancs de l’école. 76,3% d’entre elles sont mariées avant l’âge de 18 ans et 28,8% avant l’âge de 15 ans selon des chiffres officiels.

[Vidéo] L’infatigable bataille pour la scolarisation de la jeune fille depuis 10 ans !

Le monde entier célèbre demain la journée internationale de la jeune fille. L’éducation de la jeune fille étant l’un des volets phares de l’ONG FAD pour impulser la dynamique du leadership féminin au service du développement au Niger, plusieurs projets ont été réalisés depuis plus de 10 ans. 

Retrouvez dans cette vidéo, des projets phares réalisés avec leur impact dans les communautés partout au Niger.

Ces réalisations depuis plus d’une décennie font de l’ONG FAD une référence pour le leadership féminin au Niger.

Examen périodique universel, Le comité de plaidoyer s’active dans le suivi des recommandations

Le comité chargé du plaidoyer pour la mise en œuvre des recommandations issues du 3e cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Niger continue les actions de plaidoirie auprès des différents acteurs.
Hier matin, il a été reçu par l’Ambassadrice d’Espagne Nuria Reigosa Gonzalez. La diplomate a marqué son intérêt pour les efforts entrepris par ledit comité et s’intéresse surtout au volet lié aux droits de la femme et l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité ».
Dans l’après-midi, le comité a été reçu à l’Ambassade de France par l’attaché de coopération Luc Fabre avec son équipe composée de N’Diaye Mallaury, Arnal Victoria et Sébastien Subsol. L’Ambassade de France a soutenu les actions et a promis de suivre de près aussi les recommandations liées à la scolarisation de la jeune fille au Niger.
Ces rencontres rentrent dans le cadre du suivi et de la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des recommandations adressées à l’Etat du Niger notamment, ceux qui sont en lien avec :

  • la participation des femmes à la vie publique et politique ;
  • l’éducation des filles
  • l’agenda femmes, paix et sécurité
  • le mariage précoce.

Pour rappel, ledit comité est composé des représentants des institutions étatiques, des médias et de la société civile. Il a été mis en place par Women International League for Peace and Freedom WILPF/Niger suite à l’atelier de suivi des recommandations.
Ce processus est appuyé par Women’s International League for Peace and Freedom et facilité par Women International League for Peace and Freedom WILPF/Niger et l’ONG FAD.