MISSION D’OBSERVATION DES ELECTIONS LEGISLATIVES ET PRESIDENTIELLES PREMIER TOUR AU NIGER

L’ONG Femmes, Actions et Développement, organisation nationale de promotion des droits des femmes, s’est assignée pour mission d’observer le déroulement des scrutins législatifs et présidentiels premier tour que le Niger a organisé le 27 Décembre 2020.

L’objectif de l’observation était de ressortir le taux de participation des femmes dans le processus électoral de 2020, à l’issue duquel le Niger observera une toute première alternance démocratique

I. Phase préparatoire de l’observation   

Pour réaliser la mission, l’ONG FAD par le biais des partis politiques et associations partenaires a identifié 42 femmes et filles leaders afin que celles-ci puissent observer la tenue des élections du 27 décembre 2020. Une fois identifiées, elles ont été initiées aux techniques d’observation électorale à travers une formation ayant porté sur le cadre légal, le guide d’observation, la charte de l’observateur et les formulaires à exploiter qui sont au nombre de trois : un formulaire d’ouverture, un formulaire de déroulement et un formulaire de clôture.  

A l’issue de la formation, l’ONG FAD a procédé auprès de la CENI à la confection de badge d’accréditation qui autorise les femmes formées à observer les élections sur toute l’étendue du territoire national du Niger.

Au titre de la mission d’observation, FAD a mis en place trois équipes réparties comme suit :

  • Une équipe de collecte de données, chargée de la collecte sur le terrain, qui transmet automatiquement les données recueillies via l’application ODK ou via WhatsApp. Elle est composée de 42 membres
  • Une équipe de traitement, chargée de la centralisation des données via l’application mobile. Elle est composée de 9 membres
  • Une équipe IT chargée de l’analyse et de l’interprétation des données. Elle est composée de 3 membres

Les 42 observatrices ont chacune identifié les bureaux de vote dans lesquels elles ont eu à observer les scrutins. Parmi ceux-là, chaque observatrice a choisi un bureau de vote témoin. Seul le bureau de vote témoin a eu trois (3) formulaires renseignés à savoir celui d’ouverture, de déroulement et de clôture. Les autres bureaux de vote observés par agent n’ont renseigné que le formulaire de déroulement.

La Mission d’observation de l’ONG FAD a touché 350 bureaux de vote dont 42 bureaux témoins et 308 bureaux intermédiaires dans les localités de Niamey, Tahoua, Tillabéry, Dosso, Maradi, Diffa, Agadez, Zinder, Tchirozerine, Doutchi, konni, Maine saroua, Bermo, Baleyara, Liboré, Karma, Afala et Sorey.

A l’issue de cette observation, l’ONG FAD entend ressortir prioritairement :

  • Le taux de participation des femmes dans le processus de vote
  • Le taux de présence des femmes dans le corps électoral
  • Le taux de présence des femmes parmi les représentants des partis politiques
  • Le taux de femmes présentes parmi les agents de sécurité du processus électoral

Au-delà de ces indicateurs spécifiques, les résultats de l’observation ressortiront d’autres données relatives à la tenue générale des scrutins.

II. Résultats de l’observation  

La mission d’observation de l’ONG FAD se décline selon les trois étapes suivantes : 

  • Ouverture
  • Déroulement
  • Clôture
  1. Ouverture des bureaux de vote

Au titre de l’ouverture, les observatrices ont pu recueillir des données dans 42 bureaux de vote repartis dans les huit régions. Il en ressort les résultats ci-après :

  • Au niveau des bureaux de vote, il manque des données désagrégées par sexe permettant de ressortir le nombre de femmes inscrites dans les bureaux de vote
  • Le nombre de femmes est estimé à 2 par bureau de vote sur les 5 membres qui composent le personnel électoral
  • Un nombre réduit de femmes présentes à l’ouverture des bureaux de vote par rapport aux hommes, soit 36,03% de femmes parmi les électeurs présents
  • Une quasi absence de femme parmi les agents de sécurité présents dans les centres visités et d’autres centres ne disposent d’aucun agent de sécurité
  • L’atmosphère à l’extérieur des bureaux de vote témoin est majoritairement calme et pacifique (90,48%). Seul 9,52% de bureau de vote ont relevé une atmosphère hostile, dû à une mauvaise gestion des files d’attentes
  • 90,48% des bureaux de vote témoins disposent du matériel électoral en nombre suffisant
  • 50% des bureaux de vote ont ouvert en retard du fait que le personnel électoral n’a pas aménagé le bureau à l’avance et que certains agents électoraux sont venus en retard.

Dans l’ensemble, le processus électoral à l’ouverture est apprécié positivement. La majorité des observatrices estiment qu’il a été « bien » (52,38%), une partie non négligeable (21,43%) affirme que le processus à l’ouverture s’est « très bien » passé. Le reste (26,19%) qualifie le processus électoral à l’ouverture de « passable ».

  • Déroulement du scrutin

Au titre de l’observation du déroulement des scrutins, 350 bureaux de vote observés ressortent les résultats suivants : 

  • Le nombre d’électeurs inscrits dans les bureaux de vote visités s’élève à 151 003
  • Le nombre de femmes présentes parmi le corps électoral est estimé à 24,10%
  • Une forte présence de femmes électrices a été constatée lors du déroulement des scrutins, en moyenne 64,22% de femme étaient présentes dans les files d’attente
  • Il a été observé une faible représentation des femmes parmi les délégués des partis politiques soit 21,32%
  • Comme à l’ouverture, l’atmosphère à l’extérieur des bureaux de vote au moment du déroulement, a été déclarée à 90% pacifique et calme
  • 97,51% des bureaux de vote ont exigé de vérifier les cartes d’électeurs avant le vote contre 2,49% qui ont autorisé des électeurs à voter sans contrôle de leurs pièces
  • Dans 80% des bureaux de vote, une assistance est apportée aux électeurs qui en ont besoin
  • Le secret de vote a été garanti dans 78% des bureaux de vote visités contre 22% dans lesquels l’isoloir n’était pas bien fermé, par conséquent, le secret du vote n’y était pas totalement garanti
  • Des irrégularités ont été constatées dans 12% des bureaux de vote et cela concerne des achats de vote (35%), l’intimidation (25%), les ingérences (20%), le vote des mineurs (15%),
  • Le personnel chargé de la sécurité était présent de manière visible à l’extérieur de 80% des bureaux de vote contre 20% de bureaux de vote dans lesquels leur présence n’était pas remarquable

De manière globale, le déroulement du processus électoral est apprécié positivement par l’équipe de collecte. A 69,79% il a été qualifié de « bien » passé.

En guise d’observations générales, ont été relevées les quelques irrégularités qui suivent : plusieurs mineurs se sont présentés avec des cartes comportant des âges qui ne leur correspondent pas, il y’a eu des tentatives d’influence dans nombreux bureaux de vote et plus de la moitié des urnes n’étaient pas scellées.

  • Clôture des bureaux de vote et dépouillement

La mission a pu observer la clôture et le dépouillement de 36 bureaux vote et il en ressort les données suivantes :

  • 61,76% des bureaux de vote témoins ont fermé à l’heure prévue soit 19h
  • Dans 32,35% des bureaux de vote visités, il a été constaté la présence d’électeurs dans les files d’attente à l’heure de fermeture
  • 100% des bureaux visités ont procédé au dépouillement sur place. L’éclairage de la salle a été jugé adéquat à 64,71%
  • Le processus de dépouillement s’est passé sans ingérence dans la quasi-totalité des bureaux de vote visités (91,18%)
  • De même, aucune activité de campagne n’a été constatée à proximité des bureaux au moment du dépouillement (91,18%)
  • Il a été constaté une présence du personnel chargé de la sécurité à l’extérieur de 76,47% des bureaux de vote. Parmi eux, en moyenne 37,22% de femmes
  • Il convient de mentionner quelques chiffres importants sur le processus de dépouillement des suffrages dans les bureaux de vote témoins. Il s’agit :
  • Du nombre d’électeurs inscrits dans les 36 bureaux de vote dont la clôture a été observée qui s’élève à 15 832
  • Les bulletins de vote validés s’élèvent à 8820
  • Les bulletins nuls à 466
  • Les bulletins détériorés à 43
  • Les bulletins blancs à 206

De manière globale, les opérations de clôture et dépouillement des suffrages sont évaluées positivement, 50% des observatrices les ont qualifiés de « bien ». Il n’y a pas eu d’ingérence particulière dans le dépouillement et tous les bureaux de vote témoins ont dépouillé les urnes sur place, en présence des délégués et observateurs.

III. Procès-verbal de la réunion de débriefing des observatrices sur le terrain

L’an deux mille vingt et le trente décembres, s’est déroulé au siège de l’ONG FAD une réunion de débriefing des observatrices quant à l’observation des élections faites le dimanche 27 décembre 2020.

Cette observation avait été initiée par l’ONG FAD avec l’appui financier de son partenaire NED dans l’optique de mesurer la participation et l’implication des femmes et des jeunes au processus électorale et au vote. C’est ainsi que 42 observatrices ont été déployées suite à leur formation sur tout le territoire nigérien avec comme document de base à renseigner trois (03) formulaires dont l’un porte sur l’évaluation de l’ouverture des bureaux de vote, le second sur celui du déroulement et le dernier sur la clôture et le dépouillement des fiches.

Après la mission d’observation terrain des observatrices, L’ONG FAD a jugé nécessaire de réunir ces dernières, pour celles se trouvant dans la ville de Niamey afin d’avoir d’elles, des commentaires à chaud sur les constats faits sur le terrain.

C’est ainsi que le mercredi 30 décembre 2020 à 11h a débuté la réunion de débriefing des observatrices avec un mot d’accueil et de remerciement de la coordinatrice de l’ONG FAD à l’endroit des personnes présentent pour leur dynamisme et leur disponibilité. De là, la Coordinatrice a donné la parole aux observatrices afin que celles-ci puissent s’exprimer sur les constats fait sur le terrain. Les commentaires des observatrices portaient :

Sur le point de l’inclusion des femmes dans les membres de la sécurité, elles ont relevé une timide implication des femmes car les équipes en charge de la sécurité étant composés pour la plupart par d’hommes.

Au niveau de la qualité de formation, les observatrices présentent ont déplorés une insuffisance palpable de formation tant au niveau des délégués des partis politiques qu’au niveau des membres de la CENI et même de certains observateurs rencontrés qui ne connaissent pas leurs rôles et leur limite dans le processus de vote.

Au niveau de l’implication de la jeunesse dans le processus électoral, elles y ont constaté une forte implication allant jusqu’à la nomination d’une jeune fille de dix-neuf (19) ans environ comme présidente de Bureau de vote. Néanmoins, elles furent désolées de constater l’analphabétisme, l’immaturité et l’insuffisance de conscience de certains jeunes qui furent responsabilisés au titre de certains bureaux qui pour leur part ne mesuraient en aucun cas le poids de leur responsabilité et aspiraient à en finir au plus vite sans tenir compte de la qualité du travail. Ce cas fut également constaté chez les jeunes délégués des partis politiques qui, eux aussi, n’en avaient que faire de leur mission.

Sur le plan de la participation des femmes au vote, les observatrices ont pour la plupart remarqué une timide participation de femmes au vote dans la matinée, néanmoins rattrapé dans la soirée car ces dernières sont sorties massivement pour voter. Malheureusement à ce niveau, de nombreux facteurs ont contribués à décourager les femmes tels que la fermeture de certain bureau pour l’observation d’une pause de trente (30) par les membres du bureau, la pression des maris sur leur femmes quant à leur durée au niveau des bureaux de votes, la difficulté d’accès de certains centres de vote, la lenteur dans le vote pouvant atteindre 15 minutes par personnes, le non-respect de mesures prises pour faciliter le vote aux femmes (deux hommes passent puis une femme).

A la clôture, certaines personnes se trouvant dans la queue ne furent pas autorisées à voter. Egalement, il a été donné de constater au dépouillement qu’aucun bulletin de vote n’a été conservé par les agents de la CENI qui avaient soi-disant reçu pour ordre de les détruire une fois les décomptes faits.

Le débriefing a été une occasion pour les observatrices rappeler un certain nombre de manquement qui ne relèvent pas forcement des formulaires qui leur ont été assignés mais compte tenu de l’impact de ceux-ci sur le déroulement des scrutins, elles ont jugé nécessaire de les évoquer. Il s’agit entre autre du fait que :

  • Dans certains bureaux de vote en milieu rural notamment, il n’a été observé la présence d’aucun agent des forces de l’ordre
  • Le corps électoral dans plusieurs bureaux de vote est essentiellement composé de jeunes inexpérimentés et facilement influençable. En plus de cela, ils semblent majoritairement ne pas maitriser leurs rôles. Aussi nombreux parmi eux sont analphabètes
  • Plusieurs représentants de partis politiques présents dans les bureaux ignorent leur rôle et semblent ne pas connaitre les partis qui les ont désignés pour observer, ils étaient présents juste pour figurer
  • Nombreux présidents de bureau n’ont pas joué pleinement leur rôle, il y’avait plusieurs négligences de leur part. Certains ont fermé les bureaux de vote pour aller prier sans pour autant rattraper les heures de pause à la fermeture
  • Certains corps électoraux ont commencé le remplissage des PV avant le dépouillement
  • Certains bulletins semblent avoir été ramenés de l’extérieur, les électeurs concernés n’ont donc pas utilisé les bulletins qui leur ont été remis sur place, ils sont ressortis avec dans leurs poches.

IV. Réussites :

En termes de réussite, la mission d’observation enregistre les points qui suivent :

  • L’usage de l’application ODK qui a facilité la transmission des données par l’équipe de collecte. Cette application a également facilité la centralisation des données par l’équipe de traitement
  • La détermination des observatrices, étant restées pour certaines jusqu’à 2h du matin dans les bureaux de vote afin de voir la fin des dépouillements
  • La communication permanente entre les observatrices et leur superviseur

V. Difficultés :

Bien qu’elle se soit bien passée dans l’ensemble, la mission d’observation a connu certaines difficultés à savoir :

  • Le problème de connexion internet, ayant impacter sur l’envoie des formulaires renseignés par les observatrices à leurs superviseurs dans les temps et jusque-là les données de certains bureaux de vote n’ont pu parvenir à l’équipe de traitement ce qui a impacté sur la cible de bureaux de vote à observer et rapporter qui était de 420

VI. Conclusion

Aux termes des scrutins électoraux du 27 Décembre 2020, la mission d’observation de l’ONG FAD émet une appréciation générale de tout le processus tenu globalement dans un climat apaisé et serein, de l’ouverture à la clôture en passant par le déroulement.

Félicite le gouvernement, les partenaires et tous les autres acteurs pour leurs efforts dans le bon déroulement des élections.

Cependant elle formule des recommandations à l’attention des acteurs du processus électoral dans le but d’apporter des améliorations tant au niveau du cadre juridique qu’à l’organisation des prochains scrutins au Niger.

  • AU GOUVERNEMENT :
  • De prendre les dispositions légales nécessaires afin de garantir l’inclusion et la participation des femmes, tel que prévu dans les textes nationaux et internationaux en faveur des femmes
  • Renforcer la sécurité dans les centres de vote
  • A LA CENI :
  • Promouvoir la représentation de femmes dans le corps électoral et designer des femmes comme présidente de bureaux de vote
  • Veiller à la moralité et aux aptitudes des personnes membres du corps électoral
  • Garantir une bonne formation du personnel électoral
  • Veiller au secret du vote en installant des isoloirs appropriés
  • Veiller au respect des onze heures prévues pour le déroulement du scrutin
  • S’assurer de la présence des agents de force de l’ordre au niveau de tous les bureaux de vote
  • Mettre le personnel électoral dans des bonnes conditions le jour du scrutin
  • Impliquer les femmes membres des forces de défense et de sécurité dans le processus électoral
  • Réaménager les bureaux de vote afin de les rendre accessibles aux personnes âgées et en situation de handicap
  • Vulgariser de manière intensive et en amont la procédure de vote pour réduire le nombre de bulletin nul
  • Désagréger par sexe le nombre d’électeur inscrit dans chaque bureau de vote
  • AUX PARTIS POLITIQUES :
  • Responsabiliser davantage les femmes afin d’en faire des délégués lors des scrutins
  • S’assurer de la bonne formation et de la moralité de leurs délégués
  • AUX PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS :
  • Accompagner la société civile pour continuer l’observation des élections à venir
  • Accompagner les acteurs étatiques pour garantir une formation de qualité

Formation des candidates en éducation civique et textes en faveur des femmes au Niger

Dans le cadre du projet « mobilisation et participation inclusive et accrue des femmes et des jeunes filles dans les instances de prises de décisions » financé par PNUD Niger, l’ONG FAD a réalisé du 23 au 24 novembre 2020 un atelier de formation au profit de 36 candidates au poste de conseillère de la region d’Agadez, afin de renforcer leur civisme et de leur connaissance en matière de démocratie et textes légaux au Niger. Le choix de ce thème a été fait dans le but de promouvoir le Civisme et le respect des textes auprès des participantes qui pourront les promouvoirs en les appliquant dans leur gestion une fois élues.

Journée restitution des acquis des formations de FAD

Journée restitution des acquis des formations de FAD au profit des candidates de Ouallam, Terra et Tillaberi dans le cadre du projet Kagalo financé par Counterpart International Niger A rappeler que 75 femmes potentielles candidates ont été formées de façon continue pendant 9 mois sur diverses thématiques afin de se positionner en tant que candidates et de potentielles élues. Sur les 75 bénéficiaires, 50 femmes ont pu imposer leurs candidatures et sont aujourd’hui positionnées comme titulaires aux locales et législatives. ( Dans ce nombre ne sont pas comprises les suppléantes) Ce programme a extraordinairement transformé les femmes qui à leur debut étaient timides et pas sures de leurs capacités.

Dialogue Politique

Pour parvenir à des accords avec les leaders politiques pour la tenue d’élections inclusives au profit des femmes et des jeunes, l’ONG FAD avec l’appui de UNFPA Niger à travers la Commission Nationale de Droit de l’Homme (CNDH), organise des tables rondes de dialogue politique regroupant les femmes, les jeunes et les leaders dans 4 régions du Niger à savoir: Tillabéri, Maradi, Zinder et Agadez.
A l’issue de ces tables rondes, des stratégies seront mises en place pour favoriser une meilleure représentation de ces couches vulnérables que sont les femmes et les jeunes lors des élections à venir.

Renforcement de capacité au profit de 20 femmes leaders de la commune de Ouallam sur le processus électoral

L’équipe FAD est heureuse de reprendre les activités terrains, ce matin dans le département de Ouallam au titre du projet kagalo financé par @Counterpart International.

20 femmes leaders ont été formées pendant 3 jours sur le processus électoral, en abordant les textes juridiques, les exigences électorales et le processus d’investiture.

atelier de validation de la stratégie standardisée de mécanismes et méthodes de gestion non violente de conflit

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Implication des jeunes et des femmes dans la résolution pacifique des conflits  communautaires dans la zone Nord de Tillabéry », sous fonds PBF à travers UNICEF Niger , FAD a produit une stratégie standardisée de mécanismes et méthodes de gestion non violente de conflit à l’issue d’une enquête dans les sept départements d’intervention du projet. C’est ainsi , du 27 au 29 Janvier 2020 un atelier de validation de la stratégie standardisée a été organisé à Tillabéri. Cet atelier a réuni tous les acteurs concernés par la thématique pour sa validation, à savoir, jeunes, femmes, leaders religieux et coutumiers et autorités locales des 7 communes d’intervention du projet :Tera, Ayorou, Inates, Sanam, Makalondi, tondikiwindi, Abala.

Univers des femmes en politique 4ème édition

L’univers des femmes en politique est un espace d’échange intergénérationnel entre femmes de tous bords politique initié et mis en oeuvre par l’ONG FAD et financé par le NED.  Pour sa 4ème édition en date du 28 février 2019, l’invitée du mois fut Madame Mariama Alhassane, Parlementaire à l’Assemblée Nationale. Les femmes politiques étaient venue nombreuses pour échanger et s’enquérir des nouvelles expériences en politique.

Bref présentation de Mme Mariama Alhassane :

Titulaire d’un D.E.S.S en Sciences Administratives , Mariama Alhassane est née le 18 mai 1952 à Niamey et mère de 2 enfants.

Fervente militante du MNSD Nassara, elle a occupé plusieurs postes au sein du parti dont entre autres celui de Membre de droit de bureau Politique National (BPN) en qualité de député.

Aujourd’hui Parlementaire à l’Assemblée Nationale, Mariama Alhassane a été Ministre de la Fonction Publique et du Travail de 1991 à 1993. Elle a également occupée plusieurs postes dont celui de Haut-commissaire à la Réforme Administrative et à la Décentralisation de 1995 à 2004 et de Vice-présidente du Parlement du Niger en 2009, pour ne citer que ceux-là.

Son engagement et son travail lui ont valu plusieurs témoignages de satisfaction dont le plus récent est le Trophée « Reconnaissance du Tourisme » décerné par la Ministre du Tourisme et de l’Artisanat en 2011.

Analyse du phénomène sécuritaire dans la zone nord Tillabéri

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Implication des jeunes et des femmes dans la résolution pacifique des conflits communautaires dans la zone nord de Tillabéry » financé par UNICEF Niger, l’ONG FAD a conduit une série d’enquêtes formative, sous forme de focus group, afin d’analyser le phénomène sécuritaire dans la zone couverte par le projet. Cette mission s’est déroulée du 18 Janvier au 03 Février 2020, dans les localités de Téra, Makalondi, Ayérou, Abala, Tondikiwindi, Inates et Sanam. Elle avait pour objectif de faire le diagnostic de la situation sécuritaire, particulièrement sur la circulation des armes à feu, mais aussi des conflits communautaires, de concert avec toutes les composantes de la communauté (les autorités locales, les chefs coutumiers, les leaders religieux, les femmes et les jeunes…), en vue d’y apporter des solutions efficaces et inclusives. Ainsi

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Implication des jeunes et des femmes dans la résolution pacifique des conflits communautaires dans la zone nord de Tillabéry » financé par UNICEF Niger, l’ONG FAD a conduit une série d’enquêtes formative, sous forme de focus group, afin d’analyser le phénomène sécuritaire dans la zone couverte par le projet. Cette mission s’est déroulée du 18 Janvier au 03 Février 2020, dans les localités de Téra, Makalondi, Ayérou, Abala, Tondikiwindi, Inates et Sanam. Elle avait pour objectif de faire le diagnostic de la situation sécuritaire, particulièrement sur la circulation des armes à feu, mais aussi des conflits communautaires, de concert avec toutes les composantes de la communauté (les autorités locales, les chefs coutumiers, les leaders religieux, les femmes et les jeunes…), en vue d’y apporter des solutions efficaces et inclusives. Au total, 60 focus group ont été réalisés avec 1043 personnes touchées.

Univers des femmes en politique 3ème édition

La date du vingt quatre janvier 2020 a marqué la 3ème édition de l’univers des femmes en politiques qui a eu pour invitée du mois Madame Sanady Tchimaden ancienne ministre de la promotion de la femme lors de la transition et élevée le 18 Décembre passé à la dignité de grand Croix dans l’ordre national du Niger.

Bref présentation de Mme Sanady :

Mme Sanady Tchimaden HADATAN, native d’Abardak à Agadez est une financière de formation ayant à son actif plusieurs diplômes dont un de troisième cycle en Inspection principal de l’Ecole Nationale du Trésor Public de Noisiel à Paris (France).

Mère de quatre enfants, Mme Tchimaden a obtenu, grâce à son courage, son engagement patriotique et sa détermination, la plus haute distinction le 18 Décembre 2019 avec son élévation à la dignité de Grand-Croix dans l’ordre national du Niger.

Elle a débuté sa carrière professionnelle en 1987 en tant que gestionnaire des crédits budgétaires alloués au Ministère de l’Éducation Nationale/Direction des Affaires Financières (DAF). Suite à cela elle a enchainé les postes dans le domaine des finances avant sa nomination en tant que Ministre de la population, de la promotion de la femme et de la protection de l’enfance de Mars 2010 à Avril 2011.

Mme Tchimaden a marqué son mandat ministériel avec la signature à Ndjamena en 2010 d’une déclaration commune de six pays africains pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation des enfants soldats.

De 2011 – 2018, Mme Tchimaden a été Présidente de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières(CENTIF) avec comme tâche spécifique la lutte contre le blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme.

De 2018 à 2019, elle a occupé le poste d’Inspectrice Générale des Finances en Chef. Elle est depuis 2019, la Présidente de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (HAPDP).

Elle nous a charmé par son succès administratif et politique et nous la remercions pour avoir bien confier aux participantes que le secret de la réussite d’une femme c’est sa détermination et sa persévérance.